SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

#SailGP

Billy Besson : "On est encore loin des autres techniquement et on a besoin de progresser"

samedi 16 février 2019Redaction SSS [Source RP]

La première des cinq épreuves du tout nouveau circuit SailGP s’est achevée ce samedi après-midi en Australie après deux jours de régates disputées dans le cadre exceptionnel de la baie de Sydney. L’équipe française se classe 5e, à égalité de points avec les Chinois (4e). Sur l’eau, Billy Besson et ses hommes (et femme) ont montré qu’ils pouvaient être compétitifs dans certaines phases du jeu. Le temps sera leur meilleur allié pour progresser dans les tous compartiments sur ces fabuleux F50 qu’une partie de l’équipage tricolore découvrait totalement.

Les Australiens de Tom Slingsby s’imposent en finale devant les Japonais de Nathan Outteridge à l’issue d’un duel fratricide entre ces deux barreurs de même nationalité, parfaitement aguerris au F50. Supérieurs en vitesse et en manœuvres, ces deux équipes constituent aujourd’hui la première division et le standard à atteindre pour les autres prétendants. Derrière ces deux équipages dominateurs, le niveau de maîtrise et de compétition est assez homogène entre les poursuivants anglais, américains, chinois et français. Le groupe tricolore constitué il y a six mois à peine et composé – comme dans quasiment tous les teams- de spécialistes de la voile olympique, abordait humblement cette première compétition, conscient de ses forces et de ses faiblesses.

Les « Frenchies » qui ne s’étaient entraîné que 8 jours à bord de ces catamarans volants surpuissants ont eu un comportement prometteur au cours des cinq régates disputées dans un vent relativement faible (moins de 10 nœuds). Avec des manches de 6e, 5e, 3e, 4e et 4e, quelques jolis départs et une capacité à revenir dans le match au près lorsqu’ils sont dominés, Billy Besson, Marie Riou, Matthieu Vandame, Olivier Herledant et Timothé Lapauw ont quelques bons points sur lesquels s’appuyer.

Des Frenchies prometteurs

« Pour tout vous dire, c’est rare de me voir aussi satisfait en étant en bas du tableau, mais les bateaux sont tellement fantastiques, tellement passionnants qu’il y a un réel plaisir à se voir progresser d’heure en heure » se réjouit Billy Besson à l’issue des deux dernières régates en flotte disputées ce samedi. « Au près, nous avons une bonne attitude d’attaquants, nous avons été incisifs et opportunistes alors qu’il n’était pas facile d’aller au bon endroit tactiquement et il y a eu quelques bon départs. On est contents de notre prestation mais il faut garder la tête froide. On est encore loin des autres techniquement et on a besoin de progresser notamment au portant et dans les manœuvres ».

« C’était trop court ces deux jours ! » regrette une Marie Riou radieuse à son retour à terre. « Il y a eu de belles choses. La journée de vendredi aurait pu être une super journée – les Français, 3e de la première manche, commettent une erreur en fin de parcours -, c’est dommage. Mais à part ça, on a réussi à naviguer au contact des premiers. Notre équipe est top. On travaille dans un super état d’esprit. Billy est de plus en plus à l’aise sur le bateau, il a déjà pris ses marques. On progresse de jour en jour, on va continuer sur cette lancée ».

Nacra 17 et GC32 avant les retrouvailles à San Francisco

Demain dimanche, les navigants plient bagage tandis que l’équipe technique va s’affairer à démonter le catamaran bleu blanc rouge pour un chargement en containers. La flotte du SailGP va traverser le Pacifique, direction la côte ouest des Etats Unis pour la prochaine étape programmée à San Francisco les 4 et 5 mai.

D’ici là, après quelques jours de repos pour tous, les compétitions reprennent sur d’autres supports volants. Matthieu, Olivier et Timothé embarqueront en GC32 (équipes Norauto et Alinghi). Tandis que Billy et Marie, engagés dans leur deuxième campagne olympique ensemble, reprendront du service en Nacra17 avec un rendez-vous important à Palma. L’équipe Française de SailGP sera de nouveau réunie fin mars aux USA pour une dizaine de jours d’entraînement en F50.

Ils ont dit :

Matthieu Vandame, régleur d’aile

"Mathématiquement on est cinquièmes à égalité avec le quatrième. Si on voit sportivement ce que l’on a fait et si on n’avait fait cette erreur sur la première manche hier, on aurait très bien pu finir troisième ! Donc plutôt content, on voit que l’on peut être dans le match avec le groupe avec lequel on est (les Anglais, les Chinois), les autres (Australiens et Japonais) sont loins devant. Deux mois sans ce bateau ! On s’est dit sur le dernier bord qu’il fallait en profiter un maximum."

Olivier Herledant, wincher

"Je suis content de ces jours de régates. On a bien progressé de jour en jour, d’heure en heure même et parfois de bord en bord. On a pas mal de petites choses à travailler mais on va commencer à être dans le match à San Francisco. Ce sont les plus puissants bateaux qui naviguent sur l’eau en ce moment, il y a du soleil, des belles régates au contact, ça donne envie d’y retourner vite. On est arrivés ici avec quelques jours d’entrainement en moins, ça s’est traduit par un déficit direct mais on a travaillé dur et on sent là qu’on a mis une main sur le wagon et on n’a pas envie de lâcher."

Timothé Lapauw, wincheur

"J’ai bien vécu cette régate car finalement on a eu un niveau plutôt bon. On a fait des erreurs qui nous ont coûté cher c’est sûr mais en partant d’ici je suis plutôt satisfait. C’est assez incroyable de pouvoir naviguer avec les hommes les plus forts du monde. J’ai appris beaucoup notamment le vol au près c’est vraiment différent sur ce bateau et c’est intéressant."

Portfolio



A la une