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Brest Atlantiques : François Gabart & Gwénolé Gahinet 2es à Brest devant Yves Le Blevec & Alex Pella

samedi 7 décembre 2019Redaction SSS [Source RP]

Après 31 jours 20 heures 43 minutes et 50 secondes de mer, François Gabart et Gwénolé Gahinet ont pris la deuxième place de « Brest Brest #brest Atlantiques ». Le trimaran MACIF a coupé la ligne d’arrivée au large de Brest Brest #brest samedi à 7h43’50’’, 2 jours 21 heures 19 minutes et 4 secondes après le vainqueur, le Maxi Edmond de Rothschild, il aura parcouru 17 890 milles, à 23.4 noeuds de moyenne. 4 heures 45 minutes et 32 secondes plus tard, à 12h29’22, Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella) a complété le podium et clôturé la course.

Au terme d’un final qui aura tenu en haleine tous les accros à la cartographie de « Brest Brest #brest Atlantiques », le trimaran MACIF sera donc parvenu à conserver sa deuxième place conquise de haute lutte depuis le passage de la seconde marque de parcours du Cap aux dépens d’Actual Leader. Passés devant Robben Island le jeudi 21 novembre au matin avec 14 heures et 28 minutes de retard sur le leader, le Maxi Edmond de Rothschild, et 3 heures et 11 minutes sur Actual Leader, François Gabart (36 ans) et Gwénolé Gahinet (35 ans), accompagnés du media man Jérémie Eloy (41 ans), sont peu à peu revenus sur le tandem Yves Le Blevec/Alex Pella le long des côtes namibiennes avant d’opter au milieu de l’Atlantique Sud pour une stratégie à l’ouest vers le Brésil plus engagée.

Une stratégie qui, si elle a obligé les deux skippers à traverser un front et à rallonger considérablement la route, s’est finalement avérée payante, puisqu’elle leur a permis de basculer dans l’hémisphère Nord le 29 novembre à 8h30, avec 2 heures et 32 minutes d’avance sur Actual Leader. « L’option était bonne, bravo à notre équipe de routage (composée de Jean-Yves Bernot et Julien Villion) qui nous a vraiment bien conseillés là-dessus. Ce n’était pas évident, parce qu’on a passé trois-quatre jours pendant lesquels on investissait vraiment dans l’ouest, sans s’approcher vraiment de Brest Brest #brest , c’était un peu dur de tenir le cap au début, mais au final, ça a bien payé. C’était une petite fierté que ça passe », a confié Gwénolé Gahinet juste après l’arrivée du trimaran MACIF au ponton du quai Malbert, à Brest, samedi matin.

Restait alors à préserver cette deuxième place de la convoitise de son concurrent, avec un trimaran MACIF qui aura dû interrompre deux fois sa course, à Rio puis au Cap pour des arrêts techniques, et termine malgré ça très amoindri. François Gabart, après avoir gardé le secret pendant un mois, a ainsi fini par détailler les avaries subies par le bateau : dérive atrophiée et privée de plan porteur, safran central hors d’usage une très grande partie de la course (le premier avait été abîmé au Cap Vert, avant d’être remplacé à Rio par un safran prêté par Banque Populaire qui a ensuite à son tour cassé), foil Foil #foil tribord endommagé le long des côtes namibiennes… « C’était hyper frustrant, parce que tu as un bateau capable d’aller super vite à l’entraînement et là, il n’avançait pas. Cette frustration a été difficile à vivre », a confié le Charentais.

Revenu quasiment au contact en début de semaine à l’ouest de l’anticyclone des Açores, Actual Leader est resté une menace constante pour le trimaran MACIF qui, au prix d’un final à suspense et après un enchaînement d’empannages en approche de la Bretagne, a finalement coupé la ligne d’arrivée ce samedi à 7h43’50’’, bouclant le parcours en 31 jours 20 heures 43 minutes et 50 secondes (17 890 milles parcourus, à 23,4 nœuds de moyenne réelle). « Ce n’était pas simple mais on voyait qu’on pouvait naviguer jusqu’à Brest avec un niveau de sécurité satisfaisant et jouer cette deuxième place. On n’a pas de regrets, parce que nous sommes allés la chercher, nous sommes contents et très fiers de cette deuxième place », a conclu François Gabart.

Une place d’honneur de plus pour un bateau qui, depuis sa mise à l’eau le 18 août 2015, a, en plus de décrocher le record Record #sailingrecord du tour du monde en solitaire en décembre 2017, terminé sur le podium de toutes les grandes courses au large auxquelles il a participé (victoires sur la Transat Jacques Vabre Transat Jacques Vabre #TJV2015 2015, la Transat Anglaise 2016 et The Bridge 2017, deuxième de la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum 2018).

4 heures 45 minutes et 32 secondes après le trimaran MACIF, à 12h29’22’’, Actual Leader a complété le podium de « Brest Atlantiques », Yves Le Blevec et Alex Pella, les seuls à ne pas s’être arrêtés sur la course, ayant mis 32 jours 1 heure 29 minutes et 22 secondes pour parcourir un total de 17 061 milles, à la vitesse Vitesse #speedsailing moyenne de 22.17 nœuds. Une belle récompense pour les deux skippers dont le mot d’ordre pendant ce gros mois de mer aura été de préserver leur bateau, ce qui leur a permis de rester dans le match du début à la fin.

« C’est un beau podium, on est ravis !, a commenté peu après le passage de la ligne Yves Le Blevec. La lutte pour la deuxième place ? On voyait que MACIF n’allait parfois pas à sa vitesse Vitesse #speedsailing normale et qu’à d’autres moments, ils ré-accéléraient, mais on ne pouvait de notre côté pas aller beaucoup plus vite que ce qu’on a fait. Nous avons vraiment navigué au rythme du bateau et à notre rythme, élevé, mais on sentait bien si on montait trop haut, c’était un coup à tout perdre. Donc on s’en est toujours tenus à cette ligne de conduite, on a attaqué quand il le fallait mais sans jamais faire de bêtises. On a essayé de se sortir de la tête cette « MACIF battle », on pensait avant tout à nous. »

A l’arrivée, le skipper de La Trinité-sur-Mer dresse un bilan positif d’une « Brest Atlantiques » qu’il aura trouvée très exigeante : « L’équipe et les dirigeants de chez Actual Leader viennent de monter sur le bateau, ils ont tous une super banane, c’est avant tout un travail d’équipe. Avec Alex et Ronan (Gladu, le media man), on a déroulé tout ce qu’on avait travaillé en amont, c’est une belle réussite. Mais cette course était quand même très dure, et avec Alex, nous sommes vraiment rincés, parce que la tension est permanente sur ces bateaux très exigeants et physiques, on a toujours été au taquet. »

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