SeaSailSurf®

From offshore to inshore: all the news abouts sea sports from 2000

#Imoca #RdR2018

Jérémie Beyou : "On doit avoir navigué 14 fois depuis la mise à l’eau sans rencontrer de problème majeur"

Thursday 4 October 2018Redaction SSS [Source RP]

Baptisé vendredi dernier, l’IMOCA60 Charal poursuit sa trajectoire, vers la ligne de départ de la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum - Destination Guadeloupe, protégé des caprices de la mer. Mais pour se prémunir des cieux, il lui faut désormais maîtriser parfaitement le vol. Il reste 30 jours pour y parvenir.

Reste à rendre le colosse le plus opérationnel possible pour la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum . Le travail, les réflexions, les navigations, les questionnements tournent autour de deux axes majeurs : fiabiliser le bateau de telle manière que Jérémie ne subisse pas, une fois en mer, un souci technique qui le priverait de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, et maîtriser et optimiser les performances de Charal. Et, même sur ce point, le monocoque IMOCA Imoca #IMOCA est dans les clous.

« On doit avoir navigué 14 fois depuis la mise à l’eau sans rencontrer de problème majeur, dit le skipper plutôt serein, et on a encore un petit temps d’avance sur le programme. On doit fignoler ce qui doit l’être, avec le changement à venir de différentes pièces, mais on est déjà dans la phase de performance et de développement. Pour tout fiabiliser l’idéal serait de faire deux transats hors course, ce que ne peuvent pas non plus faire les bateaux concurrents. Il faudrait aussi que je parvienne à me frotter à des conditions particulières, comme un passage de front en solitaire, pour valider l’essentiel ».

Mais en multipliant encore les navigations, comme c’est le cas depuis la mise à l’eau, Jérémie Beyou et son équipe trouveront des réponses à toutes les configurations. De fait, lorsque Charal navigue, les missions sont réparties de telle manière que le projet avance au quotidien et sur l’avenir. Trois équipes sont ainsi invitées à réfléchir et à travailler sur la fiabilisation des systèmes, sur la performance pure, mais aussi sur les développements à venir, en vue du Vendée Globe 2020.

« Et moi, je suis au milieu de tout ça, avec le devoir et plaisir d’apprendre à maîtriser Charal en solitaire », dit Jérémie.

La performance, le domaine de Bertrand Pacé

L’urgence, pour l’heure, est à la performance, avec une double ambition : naviguer « safe et vif ». Un savoir-faire d’expert que porte Bertrand Pacé, exceptionnel match racer, rôdé aux exigences de la Coupe de l’America depuis 1987 et 8 fois vainqueur du Tour de France à la Voile. Depuis 50 ans, le Nordiste navigue et met au point des bateaux, avec l’obsession du détail.

« Les paramètres de la performance, explique-t-il, sont multiples sur un IMOCA Imoca #IMOCA . Il y a les foils, dans leur extension et leur orientation (on appelle ça le rake), la quille, la surface de voilure et les réglages de voilure.

Notre mission est de permettre à Jérémie d’avoir les idées très claires sur les voiles à choisir en fonction des conditions, sur l’usage de ses foils selon les circonstances, et les inclinaisons de la quille. Ce bateau a un fort potentiel, ce qui signifie aussi qu’il a du mal à garder son potentiel constamment. Trouver les clés de la stabilité, assurer un maximum de situations saines, c’est ce qui va nous animer au cours des 12 ou 13 jours de navigation qui sont programmées d’ici le départ vers Saint-Malo.

Et c’est d’autant moins facile que ces foilers nous imposent de réfléchir sur l’archimédien (le bateau dans l’eau) et l’aérien, lorsqu’il vole. Ce sont deux paramétrages différents ».

Affûté comme jamais

Le skipper, lui, est prêt. Deux semaines de diète lui ont permis d’effacer 4 kilos, héritage des séances intenses de musculation de la Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace , puis il a enchaîné avec trois semaines de foncier et deux semaines de préparation physique pour terminer cette longue boucle autour de la mise à l’eau de Charal. Reste à peaufiner le travail jusqu’au départ, et à prolonger également l’approche mentale.

« On enchaîne différentes phases et, ces temps-ci, nous avons travaillé à mettre de l’huile dans les rouages du Charal Sailing Team, pour peaufiner nos modes de communication Communication #Communication . On essaie aussi d’être à l’écoute de l’équipe, qui a énormément bossé jusqu’à la mise à l’eau. L’intention est que les membres du team soient à 100% de leur potentiel au moment où viendra la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum ».

Comme le marin. Comme le bateau.


View online : Info presse Charal / www.charal.fr/partenariatvoile

Portfolio



Head news