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Golden Globe Race 2018 : VDH approche des Malouines sans "trop tirer sur le mât"

lundi 26 novembre 2018Redaction SSS [Source RP]

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Jean-Luc Van Den Heede a dominé la flotte des navigateurs en solitaires de la Golden Globe Race en contournant le Cap Horn à 19h16 UTC vendredi, après avoir conforté son avance sur le Néerlandais Mark Slats, qui occupe la deuxième place, alors que d’autres sont jusqu’à 8500 milles derrière, et doivent faire face à de sérieux défis

L’Australien Mark Sinclair et le Russe Igor Zaretskiy se dirigent maintenant vers des ports australiens pour nettoyer les bernacles et effectuer des réparations. Sinclair, qui manque également d’eau potable, se dirige vers Adélaïde, sa ville natale, après avoir été pourchassé par des requins à deux reprises la semaine dernière, lorsqu’il plongeait pour gratter la coque de son Lello 34, Coconut.

Zaretskiy a annoncé hier qu’il avait mis le moteur en marche pour vérifier la coque de son Endurance 36 Esmeralda, et a pu déterminer que les bernacles réduisent maintenant sa vitesse de 2,5 noeuds. Il a l’intention de faire escale avec son voilier dans le vieux port de pêche à la baleine d’Albany, au sud-ouest de l’Australie.

Lorsqu’ils s’arrêteront, les deux skippers seront relégués dans la catégorie Chichester, ne laissant que 6 des 17 partants d’origines en compétition pour les honneurs du Golden Globe.

Le manque de vent qui a ralenti les progressions dans le milieu de la flotte pendant la majeure partie de la semaine dernière a été remplacé par des vents de sud et d’ouest allant de 20 à 30 noeuds. L’estonien Uku Randmaa, la britannique Susie Goodall et l’américano-hongrois Istvan Kopar font chacun face à des problèmes de manière continuelle.

Randmaa, qui a perdu 300 milles sur le leader de la course au cours des 6 derniers jours, est de retour avec une vitesse de 6,2 nœuds dans la bonne direction aujourd’hui, mais doit encore nettoyer les bernacles attachés sur le fond de son voilier One and All. Goodall (DHL Starlight), maintenant à mi-chemin du Pacifique Sud, à 2 700 milles de l’Amérique du Sud, manque cruellement d’eau, et l’américano-hongrois Istvan Kopar, qui, comme Goodall, a perdu 400 milles sur le leader la semaine dernière, a annoncé avoir des problèmes majeurs avec le gouvernail de son Tradewind 35, Puffin.

Les roulements de sa barre de direction s’abîment à l’usure et risquent de ne pas durer très longtemps. Pour réduire la fatigue, Kopar a installé sa barre de secours, mais elle a également rendu l’âme au bout de 12 heures. Son dernier recours sera d’adapter son gouvernail de secours, mais cela signifiera devoir barrer à la main les 11 000 milles restants jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne. Pour couronner le tout, la drisse principale de Puffin s’est cassée la nuit dernière et Kopar doit attendre que les conditions soient plus calmes pour grimper au mât et la remplacer.

Tapio Lehtinen, 6e, a pris près de 700 milles de retard cette semaine, avec son voilier infesté de bernacles, Asteria, qui n’a pas pu faire de véritables progrès face aux vents contraires cette semaine. Pire encore, les prévisions météorologiques annoncent que ces flux d’air inhabituels pourraient se poursuivre pendant au moins 5 jours.

Hier, lors d’une vacation à la radio avec les membres de l’Association internationale du Cap Horn présents à leur réunion annuelle à Portsmouth, au Royaume-Uni, Jean-Luc Van Den Heede a annoncé que les réparations du gréement endommagé de son Rustler 36 Matmut s’étaient bien déroulées.

« Je suis sur le point de passer à l’ouest des îles Malouines et d’avoir du vent sur le mât. J’y vais doucement avec trois ris pris à la grand-voile. Si j’étais en course, je n’en aurais que deux. Je ne veux pas trop tirer sur le mât, il va falloir en prendre soin jusqu’à mon retour aux Sables d’Olonne. "

Le Français de 73 ans a confirmé qu’il s’agissait de son 10e passage du cap Horn.

“Six fois dans le bon sens (d’ouest en est) et quatre fois dans le mauvais sens (contre les vents dominants). La dernière fois, c’était en 2014 lorsque je naviguais dans la région et nous nous sommes arrêtés pour rencontrer les gardiens du phare. Les conditions étaient bonnes cette fois-là et je faisais plus de 8 nœuds en traversant le détroit de la Maire. »

Un ancien Cape Horner m’a demandé : « Qu’est-ce qui vous manque le plus ? “Rien” fût la réponse.

« J’ai choisi d’être ici et je suis très heureux. Je sais que ma femme et mes amis attendent mon retour et j’attends cela avec impatience. "

Le Néerlandais Mark Slats, classé 2e, navigue avec un autre Rustler 36, Ohpen Maverick, et est passé sous les latitudes des « 50es rugissants » dimanche. Il a déclaré :

« LES GRANDES VOILES SONT HISSÉES DE NOUVEAU PERMETTANT DE GROS SURFS. J’ADORE !"

Depuis les problèmes rencontrés par Van Den Heede il y a trois semaines, Slats a réduit l’écart de près de 700 milles avec Matmut, mais ces 6 derniers jours, le gain n’était que de 43 milles. Pour terminer devant, le Néerlandais sait qu’il devra maintenir une moyenne de 20% plus rapide que le Français. La première opportunité de le faire surviendra dans 5 jours, lorsqu’il devrait atteindre le Horn et que Matmut naviguera au ralenti dans des vents contraires. Mais comme Van Den Heede, Slats devra mériter son passage du cap Horn parce que les prévisions météorologiques annoncent une autre tempête à venir juste au moment où il contournera le Cap ou peu après.


Voir en ligne : Press info www.goldengloberace.com


- Cartographie : www.goldengloberace.com/livetracker/

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