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Samantha Davies : " A chaque fois que le bateau tapait, je voyais la coque qui se pliait sous mes pieds"

mercredi 7 novembre 2018Redaction SSS [Source RP]

Alors qu’elle faisait face à une mer très forte dans la dépression qui balaye le Golfe de Gascogne hier, Sam Davies a diagnostiqué un délaminage du fond de la coque de son Initiatives-Coeur. Etant données les conditions météos attendues ces prochains jours au large de la péninsule ibérique et la nature de l’avarie, l’option d’une escale à La Corogne pour tenter de réparer a été écartée. Il n’est pas possible d’imaginer repartir dans des conditions satisfaisantes de sécurité. C’est avec une infinie tristesse que Sam renonce à sa première Route du Rhum. La décision difficile a été prise de faire route vers la base du team Initiatives-Coeur et d’abandonner. Le monocoque blessé est attendu à Lorient demain après-midi.

« J’ai découvert les soucis de structure hier. J’ai d’abord vu que la peau de mon ballast s’était délaminée. Au moment de faire un virement de bord, j’étais en train d’éponger l’eau dans ma cellule de vie, j’ai entendu le même bruit que celui du ballast, un grincement qui venait du font de coque au niveau d’un renfort longitudinal. A chaque fois que ça cognait, j’entendais un grincement. J’ai regardé un peu partout, il n’y avait pas de signe d’ouverture. J’ai constaté avec mon équipe que je pouvais continuer.

Une fois que j’ai repris un peu de vitesse, je me suis retrouvée tribord amure et donc appuyée sur le côté bâbord en mauvais état. A chaque fois que le bateau tapait, je voyais la coque qui se pliait sous mes pieds, des plis sur la peau intérieure, ça fait un peu peur. J’ai contacté l’équipe pour faire une analyse avec ceux qui ont construit le bateau, je n’étais pas sereine. Le problème, c’est qu’on avait encore 4 jours de conditions avec beaucoup de vent et 4 jours au près, c’est long… Je n’avais pas très envie d’essayer surtout que la zone endommagée est dans ma cellule de vie, non loin des batteries. S’il y a rupture dans ces conditions, je me retrouve sans batterie, sans contact et sans énergie. J’ai donc décidé de faire demi-tour, direction Lorient tant que le vent me pousse dans le bon sens. J’espère protéger la zone endommagée le temps d’arriver à Lorient. Ça bougeait pas mal cette nuit, il y avait encore 50 nœuds et une mer énorme. »


Voir en ligne : Info presse www.initiatives-coeur.fr



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