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Trophée Jules Verne

Thomas Coville : "mener Sodebo Ultim 3 à plus de 40 nœuds demande une condition physique digne de sportifs de haut niveau"

vendredi 4 septembre 2020Redaction SSS [Source RP]

C’est le 15 octobre prochain que Sodebo Ultim Ultim #Ultim #multicoque 3 débutera son stand-by pour s’attaquer au Trophée Jules Verne. Pour tenter de battre le record Record #sailingrecord détenu depuis le 26 janvier 2017 par Idec Sport en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, Thomas Coville s’est entouré de sept marins, sélectionnés pour leur expérience des bateaux volants, leurs capacités physiques et leur faculté à se fondre dans un collectif : François Duguet Thomas Rouxel, Sam Goodchild, Corentin Horeau, François Morvan, Matthieu Vandame et Martin Keruzoré. Un équipage de choc qui, depuis la fin du confinement mi-mai, a multiplié les entraînements afin d’être prêts pour relever ce défi ultime.

Après des années consacrées à la navigation en solitaire et en double sur ses trimarans Sodebo successifs, Thomas Coville s’est mis dans la peau d’un sélectionneur. Le skipper de Sodebo Ultim Ultim #Ultim #multicoque 3, qui, par le passé, a été préparateur sur le premier Trophée Jules Verne de Bruno Peyron, puis lui-même équipier auprès d’Olivier de Kersauson (1997) et de Franck Cammas (2010) - records à la clé -, explique comment il a opéré cette mue et ses choix pour constituer son équipage.

Comment as-tu endossé ce rôle de sélectionneur ?

Comme c’était nouveau pour moi, je n’avais pas vraiment de méthode. Il se trouve que je suis proche de Fabien Galthié (le sélectionneur du XV de France), qui m’a invité à venir le voir à Marcoussis (centre national de rugby), ce qui m’a permis d’échanger avec lui sur le sujet. Il m’a longuement expliqué comment il s’y prenait pour sélectionner son quinze de France, ces discussions m’ont vraiment inspiré. C’était une opportunité géniale d’ajouter une nouvelle corde à mon arc. Fabien m’a mis en confiance, nous avons discuté sur la façon de faire un tel casting.

Justement, comment t’y es-tu pris pour sélectionner les sept marins qui t’accompagneront autour du monde ?

Fabien m’a conseillé de d’abord bien identifier les points forts dont j’avais besoin pour relever ce fabuleux défi qu’est le Trophée Jules Verne. Je me suis ainsi appuyé sur plusieurs critères : je me suis entouré de marins qui avaient la pratique des bateaux volants, l’expérience de très bien barrer et régler à très haute vitesse Vitesse #speedsailing , cette culture est un axiome de base. Ensuite, je voulais de véritables athlètes, parce que mener Sodebo Ultim Ultim #Ultim #multicoque 3 à plus de 40 nœuds demande une condition physique digne de sportifs de haut niveau. Enfin, j’ai voulu que les navigants soient imprégnés de notre groupe et de notre projet et qu’ils aient une relation étroite avec toute l’équipe gravitant autour du bateau. Le retour d’Afrique du Sud (ndlr suite à l’avarie sur la Brest Brest #brest Atlantiques) avec quatre d’entre eux a été un bon exercice. Il y a des gens à fort caractère, mais pas de cow-boys, la cohésion du groupe est capitale dans un tel projet.

Pourquoi as-tu pris la décision de partir à huit ?

Au départ, l’idée était plutôt de constituer un équipage de six. L’élément déclencheur a été lorsque nous avons décidé avec Jean-Luc Nélias qu’il assurerait le routage depuis la terre, comme lors de mes précédents records et courses en solitaire. Cela m’a poussé à imaginer une organisation Organisation #organisation différente et donc un autre casting. D’autres éléments sont entrés en ligne de compte : la complexité du bateau, l’endurance que ce Trophée Jules Verne va demander, mais aussi la sécurité.

Les sept équipiers vus par Thomas Coville :

  1. François Duguet, 39 ans : « C’est notre boat-captain depuis un an, il connaît tous les recoins du bateau, c’est impossible de se passer d’un ingénieur de ce niveau sur un tel projet. C’est un petit gabarit ultra-actif, qui a une très grosse capacité de travail. Sur le bateau, il est attentif au moindre bruit, toujours à chercher des solutions. »
  1. Thomas Rouxel, 37 ans : « Il a l’expérience des bateaux volants, la maturité et la carrure pour être un des cadres de l’équipe, nous l’avons d’ailleurs intégré au sein de la cellule performance. J’aime son côté très posé, il prend toujours le temps de la réflexion, il a aussi une grosse capacité à s’engager physiquement. »
  1. Sam Goodchild, 30 ans : « Une pépite ! C’est celui qui, avec moi, a le plus navigué sur le bateau. Il a un très bon toucher de barre, c’est dans ses gênes. Par sa maturité incroyable, il me fait penser à un Laurent Bourgnon à l’anglaise, en étant plus posé et carré dans ses choix. Et physiquement, il est monstrueux. »
  1. Corentin Horeau, 31 ans : « Il a gagné le droit d’être à bord par son travail, son sérieux, sa pugnacité, l’enthousiasme dont il a fait preuve dans le groupe. Je me retrouve pas mal en lui à son âge, il me touche dans sa manière de s’impliquer sans retenue. Il est d’une grande générosité dans l’effort et dans l’attention au groupe. »
  1. Matthieu Vandame, 38 ans : « C’est un garçon discret, mais quand il parle, ça fait mouche, il a une objectivité qui me plaît beaucoup, il n’est pas forcément consensuel, mais toujours très pertinent. Il a une énorme expérience de la haute vitesse Vitesse #speedsailing , j’ai une totale confiance en lui. Et en force musculaire pure, il est énorme. »
  1. François Morvan, 37 ans : « Il vient de la voile légère, c’est donc une référence en termes de barre et de sensations, il est en outre extrêmement précieux pour traduire ces sensations en chiffres. C’est aussi un vrai colosse, il est très endurant, il pousse 140 kilos au développé-couché. Et il a un caractère bien trempé »
  1. Martin Keruzoré, 31 ans : « Notre media man. Martin a un physique incroyable - un élément important, parce qu’il va beaucoup tourner les manivelles -, un regard sur le groupe qui génère de la bienveillance, ce qui, pour moi, est une arme fatale. Et j’adore son sourire malicieux quand il me propose de faire décoller un drone dans 40 nœuds de vent ! »
  1. Le neuvième homme, Thierry Briend, 48 ans : « Il est pour l’instant sur le banc. Je sais, pour l’avoir expérimenté sur le tout premier Jules Verne avec Bruno Peyron, que c’est dur à vivre, d’autant que Thierry fait partie de mon histoire Histoire #histoire , de ma garde rapprochée, c’est mon ami. Mais je voulais le garder dans ce rôle, car si un membre de l’équipage se blesse, c’est le plus à même de le remplacer, quel que soit le poste, c’est un vrai couteau suisse. »

- Communiqué www.sodebo.fr/voile



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