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Anthony Marchand : "C’est mon deuxième podium et ma première victoire d’étape"

jeudi 30 août 2018Redaction SSS [Source RP]

A 22h54 mercredi, Anthony Marchand a franchi la ligne d’arrivée de la première manche de la 49e édition de la Solitaire Urgo – Le Figaro, s’octroyant ainsi sa toute première victoire d’étape après huit participations. Une performance dont le skipper de Groupe Royer – Secours Populaire peut se satisfaire à plusieurs titres, en premier lieu parce qu’elle s’est produite en baie de Saint-Brieuc dont il est originaire, mais aussi parce les 542 milles du parcours auront été particulièrement exigeants à la fois mentalement et physiquement, avec des conditions météo très variées, des nouveaux départs à la pelle et, pour finir, des écarts infimes entre les bateaux.

Comment s’est déroulée cette première étape ?

« Ça a été dur parce qu’il y a eu pas mal de phases de transition et des nouveaux départs à chaque fois. La plupart du temps, je m’en suis bien sorti ou, en tous les cas, j’ai réussi à revenir. Je crois que j’ai quasiment tout le temps été dans les cinq premiers. Il a néanmoins fallu être dessus en permanence et ne jamais penser que c’était fini. Pourtant, parfois c’était tentant. A Wolf Rock, notamment, on était 5 ou 6 bateaux avec 13 milles d’avance sur le peloton. A ce moment de la course, on s’est dit que ça allait être dur pour ceux de derrière de revenir et que ça sentait bon pour nous mais il a été impossible de passer le phare à cause du courant et de la molle. Cela a créé un nouveau départ comme il y en a, en fait, eu un paquet sur cette course. A l’arrivée, je suis allé chercher cette première place et c’est génial, surtout ici, à Saint-Quay-Portrieux. En juillet dernier, sur la Solo Normandie, j’avais failli démâter après avoir cassé une barre de flèche. J’avais fait escale dans ce même port et aujourd’hui, j’y reviens en gagnant la première étape de la Solitaire. C’est génial. »

Quel est le sentiment qui domine à l’arrivée ?

« Il y a de la fatigue et encore un peu de stress parce que jusque dans la baie, j’ai redouté qu’il y ait encore un nouveau départ. Au bout du compte, je suis heureux. Vraiment heureux. 2018 est une saison géniale. Ça fait huit ans que je fais du Figaro et, enfin, ça commence à pas mal payer. Il ne faut pas s’arrêter là et encore travailler. »

Sur quoi pensez-vous avoir fait la différence ?

« Je ne sais pas. Sur le dernier coup peut-être. J’ai été le premier à m’éloigner de la côte et ça a marché. Après, il y en a plein de gars qui ont fait des supers coups et qui se sont retrouvés en tête alors qu’ils sortaient de nulle part. Je pense que ma victoire est vraiment méritée et je garderai en tête mon passage en tête à Pullar dans 40 nœuds après avoir transpercé la flotte. J’avoue qu’après ce coup, j’étais assez content de moi. »

Vous signez aujourd’hui votre première victoire d’étape. Que ressentez-vous ?

« C’est mon deuxième podium (après une 3e place à Gijón en 2011, ndlr) et ma première victoire d’étape. C’est d’autant plus génial que ça arrive en baie de Saint-Brieuc. Jusqu’à mes 20 ans, j’ai navigué dans les parages. Aujourd’hui, je me dis que c’est le destin. C’est la première fois que je gagne en huit ans et il faut que ça arrive ici ! C’est génial surtout que celle-là, elle était vraiment vraiment dure, avec des conditions musclées, de la pétole, des centaines de virements, du matossage dans tous les sens… On ne s’est jamais arrêté. J’ai dû dormir trois fois 40 minutes en trois jours et neuf heures de course. »

Que s’est-il passé dans votre tête au moment où vous avez franchi la ligne ?

« J’ai crié un bon coup ! J’ai du mal à exprimer ma joie parce que je suis explosé, même si avec les nerfs, ça va. Je pense que ça va retomber dans pas longtemps. A la fin, je me suis retourné tout le temps. J’étais tellement stressé ! J’ai pensé au pire à chaque fois. Il n’y a que dans le dernier mille où j’ai commencé à vraiment croire à la victoire. C’est fabuleux et ça donne envie de recommencer ! »

- Info presse Rivacom

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