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#Class40 #Guadeloupe #LaRochelle

Défi Atlantique Guadeloupe : 12 bateaux Class40 ont pris le départ pour La Rochelle

samedi 23 mars 2019Redaction SSS [Source RP]

Les 12 monocoques de la Class40 ont quitté ce matin Pointe-à-Pitre à 15 heures françaises très précises (soit 10 heures en Guadeloupe), dans le cadre du Défi Atlantique Guadeloupe > Horta > La Rochelle, à destination de Horta dans l’archipel des Açores.

Prélude à ces 2 300 milles de course au contact et en équipage réduit de 2 à 4 marins, un parcours de 35 milles depuis l’îlet Gosier jusqu’à Marie-Galante via Basse-Terre, histoire de profiter jusqu’au bout de l’hospitalité Guadeloupéenne. Le vent d’Est était au rendez-vous, ayant levé en chemin une houle déjà bien marquée, notamment du côté de Marie-Galante.

Point de round d’observation pour les prétendants à la victoire, et c’est sans surprise qu’on retrouvait dès le coup de canon l’ensemble de favoris de l’épreuve bord à bord sur la ligne. C’est Made in Midi de Kito De Pavant et Alex Pella qui se montrait peut-être le plus inspiré en franchissant en tête la ligne de départ au ras du bateau comité.

Plus bas sur la ligne, toujours en bâbord amure, Catherine Pourre et ses trois hommes d’équipage glissaient leur Earendil sous le vent d’Aymeric Chappellier (AÏna Enfance et Avenir), talonné par Tibco (Loïc Féquet) et Luke Berry (Lamotte-Module Création). Et c’est à plus de 12 nœuds que cette jolie flotte cinglait vers Trois Rivières (Base-Terre).

Les 39 marins de l’épreuve, (dont 4 femmes) répartis sur les 12 Class40 vont rapidement rejoindre le grand large une fois passée dans l’après-midi équatorial l’île de Marie-Galante. Les conditions météos sur l’Atlantique s’avèrent, au moins pour les trois premières journées, propices à la grande vitesse, à des allures de plus en plus ouvertes. Une belle incertitude continue cependant de régner quant aux conditions d’atterrissage aux Açores, d’ici 8 ou 9 jours.

Ils ont dit :

Harry Mephon, directeur des Sports de la Région Guadeloupe.

« Un départ de course au large depuis Pointe à Pitre permet de jeter un éclairage très vaste sur l’ensemble des qualités nautiques de notre territoire. Ce Défi Atlantique nous séduit car il a du sens, et porte des valeurs, de compétition, mais aussi de partage, d’histoires de mer. La course au large est une belle locomotive pour toutes les activités qui découlent de son économie... »

Jacques Bantou, Maire de Pointe-à-Pitre :

« Un départ de transat suscite une émotion différente de celle d’une arrivée de Route du Rhum. Nous sommes ravis de pouvoir accueillir ici toutes les conditions pour donner un beau départ de course océanique. Ces épreuves nautiques relient d’une manière sportive et conviviale nos territoires. L’escale à Horta permet d’investir cet océan Atlantique dans un bel esprit de partage... »

Catherine Pourre, Earendil :

« Tout l’équipage a grand hâte de partir. C’est sympa de regagner la France ainsi, en course, via les Açores. On s’attend à des conditions rapides, voire musclées en milieu de semaine prochaine. On s’y est préparé. L’équipage est un beau mélange de compétences et d’expériences variées qui fonctionne à merveille... »

Arthur Hubert, Athena Groupe Immobilier :

« Nous devrions connaitre une longue journée, avec pas mal de manoeuvres à la clé. ll nous tient à coeur de briller, de montrer notre valeur. Cette course a la caractéristique de « partir par devant », les premiers touchant avant tout le monde les meilleurs angles au vent. Il faudra donc être tout de suite dans le coup, aux avant-postes. A trois équipiers, on va pouvoir être plus facilement au four et au moulin, à la navigation, aux réglages et surtout à la vigilance de notre environnement immédiat, bateaux spectateurs et autres casiers... »

Kito De Pavant, Made in Midi :

« Tous les marins adorent les Açores. On quitte l’île de la Guadeloupe pour l’île d’Horta, ce qui est sympa. Nous sommes deux, Alex Pella et moi-même et cela sera peut-être un handicap au départ, lors du louvoyage vers Marie-Galante, mais pour la suite, notre bonne connaissance du Class40, et la qualité de nos pilotes automatiques feront le reste. »

Miranda Merron, Campagne de France :

« Nous quittons la Guadeloupe en course, terme de notre saison d’hiver aux Antilles. Une belle transat nous attend, face à certains des plus éminents protagonistes de la classe. Le niveau est élevé et la course s’annonce intense et sans temps mort... »

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