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#Imoca #LaFabrique

Alan Roura : "on a atteint notre objectif de ne pas prendre de poids malgré l’ajout de foils"

lundi 16 juillet 2018Redaction SSS [Source RP]

En présence d’une partie de ses partenaires, Alan Roura a remis à l’eau ce lundi l’IMOCA Imoca #IMOCA La Fabrique. En même temps qu’une importante restructuration et de multiples modifications pour être mis à la main du navigateur de 25 ans, le monocoque suisse a surtout exposé ses nouveaux appendices : des foils de toute dernière génération.

Lever de rideau pour La Fabrique Sailing Team ! Ce lundi 16 juillet, c’est aux premières lueurs du jour et dans la fraîcheur de l’aube lorientaise que se sont réunis famille, amis et sponsors (avec Cyril Cornu de La Fabrique et Eric Joliat de Swisspro), pour voir tomber le voile cachant l’IMOCA Imoca #IMOCA La Fabrique depuis février dernier. L’occasion pour Alan Roura et son équipe de révéler, enfin, les résultats de plus de cinq mois de labeur, durant lesquels le 60 pieds dessiné en 2007 a été profondément transformé en vue de la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum et, à terme, du Vendée Globe 2020. {{{Une restructuration intrinsèque}}} Construit pour le premier Vendée Globe d’Armel Le Cléac’h et passé depuis entre les mains de Bertrand de Broc, le plan Finot-Conq de 2007 a subi cette année une remise à nu quasi-totale. Dans l’optique d’alléger la structure avant du bateau, la soute à voile a ainsi été intégralement reconstruite, afin de supprimer les ajouts de matière, réparations et autres remaniements accumulés ces dernières années. Toujours par souci de gain de poids et d’optimisation de l’ergonomie à bord, la casquette de protection du cockpit initialement en composite, a été remplacée par une structure en textile, plus légère et plus l’ergonomique. Seuls la cellule intérieure de vie et les ballasts sont restés intacts, dans l’attente d’éventuelles modifications lors des futurs chantiers d’hiver. {{{Un bateau au goût d’Alan}}} À partir de cette coque nue, Alan Roura a ainsi pu décider de ce qu’il souhaitait conserver ou modifier à bord de son nouveau bateau. Fort d’une première expérience à sa barre lors de la Transat Jacques Vabre Transat Jacques Vabre #TJV2015 2017, le navigateur genevois a notamment complètement repensé son plan de pont. Emplacement de l’accastillage, chemin des bouts, nouveaux chandeliers, cale-pieds et aménagement du cockpit ont donc été mis à sa main, afin que gestes de marin et réflexes de régatier puissent s’exprimer librement. {{{Des foils novateurs}}} Car à la barre d’un « foiler », la fluidité des mouvements peut vite faciliter la vie du skipper. Et encore davantage à bord de La Fabrique, dont les nouveaux appendices ne peuvent être rentrés complètement le long de la coque et ne disposent donc d’aucune position « off ». Une conséquence du cahier des charges rédigé par Alan Roura à destination de Finot-Conq, lui qui souhaitait gagner en performance à toutes les allures - proches du vent comprises. Résultat : des foils en forme de « G », aux shaft courbés qui ressortent par le pont, quand ceux de génération 2015 étaient davantage en « L » et se terminaient pour la plupart à l’intérieur du bateau. Une ligne qui permet par ailleurs de conserver les ouvertures des anciennes dérives, seuls les puits (dans lesquels les foils passent à travers la coque) ayant eu besoin d’être modifiés. La classe IMOCA Imoca #IMOCA l’ayant par ailleurs autorisée pour le prochain Vendée Globe, la possibilité de régler l’incidence des foils a été intégrée à La Fabrique et nécessitera un travail de réglage particulièrement assidu. Ce qui n’effraie pourtant pas Alan Roura : « Lorsque nous avons découvert la proposition finale de Finot-Conq et Michel Kermarec, c’était exactement ce que nous imaginions. Je sais que cette solution sera exigeante en navigation, mais je suis là pour travailler et continuer d’apprendre, je suis prêt ». Avec l’objectif de gagner de 10 à 20% de vitesse Vitesse #speedsailing en moyenne - selon les allures et conditions de vent et de mer -, Alan Roura sait que son bateau est en passe d’entrer dans une nouvelle catégorie. Tout comme lui. Au travail donc, sur l’eau désormais, pour un début de verdict à l’issue des premières navigations. *À noter qu’en dehors des puits de foils (qui remplacent les puits de dérive), leurs renforts locaux, et un nouveau gréement en carbone, aucun renfort n’a été nécessaire pour s’adapter aux foils. En effet, le bateau est doté d’un fond monolithique et avait été construit dès l’origine pour une puissance supérieure à celle qu’autorise son mât standard IMOCA, installé en 2016. Alan Roura, skipper de La Fabrique : Je ne réalise pas bien… La Fabrique est à l’eau, terminée ! C’est génial, c’est inimaginable. Le bateau a retrouvé ses lignes de l’époque, il est magnifique, il est comme je l’avais imaginé. Et puis on a atteint notre objectif de ne pas prendre de poids malgré l’ajout de foils. L’équipe a vraiment bien travaillé, maintenant on a hâte de naviguer !

Voir en ligne : Info presse www.alanroura.com

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