SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Jeux

Matt Johnston a remporté l’édition 2016-2017 du Vendée Globe Virtuel

mardi 17 janvier 2017Redaction SSS [Source RP]

Sur son bateau noir et jaune aux couleurs de l’IMOCA Imoca #IMOCA Hugo Boss, Matt Johnston, Mangina-PYR, remporte l’édition 2016-2017 du Vendée Globe Virtuel. Au terme d’une course très serrée et après plus de 49 000 kilomètres autour du monde, ce marin virtuel devance 451 000 joueurs. Le néo-zélandais, Derek Watt (NZ-Eligo ‘’IST’’) et le français Didier Flament (Didflam) complètent le podium.

Il aura fallu 72 jours 2 heures 23 minutes et 10 secondes pour faire le tour du monde virtuel au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne. 72 jours de présence sur le jeu phare de Virtual Regatta à peaufiner les réglages, choisir la meilleure route et surtout analyser constamment la météo pour en tirer la quintessence. A ce jeu, c’est un jeune australien, habitant dans la ville d’Adélaïde dans le comté d’Australie méridionale, qui remporte ce tour du monde virtuel. Une victoire qui s’est construite au fil des océans, des caps et des milles. Pointé à la 540e place au cap de Bonne Espérance, le premier des trois grands caps de cette circumnavigation, Mangina-PYR, le nom de son bateau, n’a ensuite cessé de remonter au classement. 288e au Cap Leeuwin dans le sud ouest de l’Australie puis 142e au Cap Horn, le point le plus sud du continent américain, le skipper franchi l’équateur et fait son entrée dans l’hémisphère nord à la 12e place. La suite on la connaît et c’est en grand vainqueur qu’il se présente devant les Sables d’Olonne mardi 17 janvier à 15h37. En réalisant son tour du monde en 72 jours 2 heures 23 minutes et 10 secondes, Matt Johnston bat le précédent temps de référence de la course de Lilian Launay de 2 jours et 13 heures. Interviewé trois heures après son arrivée et surtout après un peu de sommeil, décalage oblige, Matt Johnston revient pour nous sur sa course :

« Peu avant le début du Vendée Globe j’ai eu la chance de faire un championnat de voile avec Michael Coxon de la voilerie North Sails Australie (ndr, Coxon est un marin de renom en Australie qui a participé à 29 Sydney Hobart et de nombreuses autres grandes courses, il est également Managing Director de la voilerie North Sails). Son expérience de la voile et son bon sens m’ont été utiles. Il m’a surtout conseillé d’aller le plus vite possible dans les différentes phases de transitions, mais aussi de descendre et de remonter le plus vite possible dans l’Atlantique. C’est ce que j’ai essayé de faire et ça a plutôt bien fonctionné. Je suis vraiment très heureux de cette victoire dans le Vendée Globe Virtuel. C’est incroyable. »

Sur ce tour du monde Matt Johnston aura parcouru 26 592,2 milles (49 248 kilomètres) en 72 jours 2 heures 23 minutes et 10 secondes, soit une moyenne de 15,4 nœuds.


Voir en ligne : Info presse www.virtualregatta.com


La Nouvelle Zélande et le France sur le podium

Quelques minutes après Mangina-PYR, Derek Watt, skipper de NZ-Eligo « IST » a également bouclé la boucle et s’empare de la deuxième place.

Interviewé juste après son arrivée par la légende néo-zélandaise Chris Dickson (triple champion du monde en dériveur, triple champion du monde en Match Racing et finaliste de la Louis Vuiton Cup en 2003, …), également joueur sur le Vendée Globe Virtuel, Derek Watt nous livre ses premières impressions.

« J’ai débuté la course comme ça mais je me suis rapidement lancé à fond dans le jeu. Je trouve l’application vraiment exceptionnelle. C’est ce qui m’a donné envie de continuer. J’ai ensuite laissé un peu ma vie de côté pendant ces 72 jours. J’étais dessus vraiment quotidiennement en me levant régulièrement la nuit. Je mettais mon réveil toutes les 3 à 4 heures pour ajuster ma trajectoire et ma stratégie. Le jeu était vraiment très prenant. Je pense que ma femme doit être très contente que cette aventure se termine. C’était une aventure unique. »

Didier Flament, Didflam, un chercheur en microbiologie marine, est le premier marin français de cette édition. Sa stratégie très conservatrice et son intuition lui permettent de boucler ce tour du monde sur la troisième marche du podium. Une très belle prestation sur laquelle il revient pour nous :

« Ce n’était pas du tout mon objectif du départ. A aucun moment je n’ai mis mon travail de côté et pour être sincère je me connectais le soir environ une heure pour analyser un peu la météo et caler ma route, puis environ 30 minutes le matin. Il m’arrivait aussi dans la journée de faire un passage sur l’application pour vérifier si tout allait bien. En revanche la nuit dernière a été la seule nuit ou je me suis réveillé pour manœuvrer mon bateau. Il y avait un virement à effectuer et je ne voulais pas le louper. En étant à un moment premier j’ai bien fait rire mes amis et c’est là ma grande victoire dans le Vendée Globe Virtuel. Je suis vraiment très heureux de cette place. C’était une belle aventure. »

En ouvrant la ligne d’arrivée c’est désormais un flot continu de joueurs qui va boucler ce tour. Avec plus de 451 000 skippers sur les océans, il y aura beaucoup de passage sur cette ligne virtuelle, placée devant le port des Sables d’Olonne.



A la une